Retour sur la JMR

Vendredi dernier, lors de la première Journée de mobilisation régionale pour la persévérance scolaire, plus de 370 acteurs de tous les secteurs d’activité interpellés par la problématique de l’abandon scolaire ont participé à cibler les enjeux auxquels la région devra s’attaquer pour augmenter le taux de diplomation de ses élèves et étudiants. Enseignants, professionnels et cadres scolaires, élus, intervenants, chercheurs, syndicats, chefs d’entreprises, parents et jeunes se sont ainsi penchés sur l’avenir de la mobilisation au Saguenay–Lac-Saint-Jean autour de la réussite éducative.


Ayant la difficile tâche de rassembler en plénière les idées échangées par les participants, M. Michel Perron, titulaire de la chaire de recherche UQAC-Cégep de Jonquière sur les conditions de vie, la santé et les aspirations des jeunes (VISAJ), a rappelé : « Nous nous trouvons présentement dans un contexte budgétaire difficile, qui devrait nous inciter tous à pratiquer l’art du compromis pour garder vivante cette mobilisation qui fait notre force. Il en va de notre avenir collectif. Ce contexte doit forcer notre créativité et aiguiser notre sens de l’innovation pour faire en sorte que la communauté, les familles et l’école puissent continuer à collaborer activement pour la persévérance scolaire des jeunes, de la petite enfance à l’âge adulte ».

 
M. Perron a par ailleurs insisté sur deux défis majeurs à relever au cours des prochaines années. « Premièrement, si nous sommes parmi les champions au Québec de la diplomation après 7 ans, avec des taux se situant entre 72 et 75 % depuis plusieurs années, il importe également de travailler à favoriser une plus grande diplomation dans le délai prescrit au secondaire, puisque moins de 60 % des jeunes de la région obtiennent actuellement leur diplôme après 5 ans. Il reste donc des gains importants à faire pour que la plupart des jeunes diplôment dans la durée normale du programme. Deuxièmement, nous devons travailler ensemble à consolider notre expertise régionale en matière de prévention de l’abandon scolaire et viser à constituer un véritable réseau d’excellence en ce domaine, s’appuyant sur nos expériences à succès et sur la force de nos institutions scolaires et de nos organisations. »
 
Rappelons que le gouvernement du Québec a établi une cible provinciale visant à atteindre un taux de diplomation de 80 % avant l’âge de 20 ans d’ici 2020. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean étant une des régions offrant les meilleures performances à ce titre, les objectifs à atteindre sont encore plus importants ici, ceux-ci étant modulés en fonction des résultats déjà atteints par les commissions scolaires et leurs établissements d’enseignement. L’effort nécessaire pour atteindre ces objectifs s’avère donc considérable et il est souhaité que les contenus qui seront extraits de cette journée de travail permettront de développer de nouvelles approches et de consolider les ponts entre les partenaires de la réussite.
 
Se concluant par un vif succès, la Journée de mobilisation régionale pour la persévérance scolaire était organisée conjointement par le Conseil interordres de l’éducation (CIO) au Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS). Sur le thème Tous pour la réussite pour tous, cet événement se voulait le point culminant de la 6e édition des Journées de la persévérance scolaire.
 
DES PARTENAIRES ENGAGÉS DANS LA RÉUSSITE DES JEUNES
 
Le CIO est un organisme de concertation et de coordination mis sur pied en 2005 et réunissant les instances des institutions d’enseignement publiques et privées de la région, ainsi que le Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean. Fondé en 1996, le CRÉPAS a pour mission de prévenir l’abandon des études chez les jeunes du Saguenay–Lac-Saint-Jean au secondaire, au collégial et à l’université par des actions concertées tant au plan local que régional. Son action est supportée par l’engagement de tous les instants des institutions scolaires de tous les ordres d’enseignement de la région et de partenaires de tous les secteurs d’activité.